Fit, healthy mais avant tout humaine !

 

Hello

Aujourd’hui je reviens pour un article très particulier c’est à dire avec ce que l’on peut appeler dans le milieu du blogging un billet d’humeur. Cette réflexion dont je veux vous faire part découle en grande partie du super article de Juliette (@healthyjuliette) sur le thème des réseaux sociaux, de la perfection et de l’image de soi que vous pouvez retrouver sur son blog : ici. C’est dans la même optique que je m’inscris et je suis persuadée que plus nous nous mettrons à écrire sur le sujet et plus les consciences changeront, du moins je l’espère. Je m’excuse à l’avance si l’article peut paraître plus brouillon que d’habitude, le fond y est en tout cas !

« Comment arrives-TU à tout gérer ?« 

Hier, une fille de ma promo (coucou si tu te reconnais 🙂 !) m’a posé cette question : « Quand je vois ton rythme de vie, je me demande comment tu fais avec le sport, les études, ton copain. Comment tu arrives à tout gérer ? ». Comme je le dis très souvent : l’organisation est la clef MAIS VOILA, il arrive parfois que les circonstances fassent que l’on ne puisse plus respecter le rythme parfois très strict que l’on s’impose. C’est donc là où je veux en venir : nous sommes HUMAIN(E)S ! En effet, aujourd’hui je voulais parler du mode de vie auquel bon nombre d’entre nous s’astreint au quotidien parfois même assez radicalement dans le sens où aucun écart n’est permis ou que l’on culpabilise dès que l’on en commet un.

Frustration et manque de légitimité

Pas plus tard qu’en ce moment, je traverse une petite période de moins bien puisque depuis plusieurs semaines (trois semaines, un mois environ pour être précise) mon rythme sportif n’est plus respecté : les partiels, puis la fatigue qui en a découlé, une bonne crève pour couronner le tout et maintenant que je suis rétablie, une douleur venue de nulle part m’empêchent de me tenir à ce que je m’étais fixé. Depuis ces trois semaines, je suis passée par plusieurs émotions. J’ai ressenti au départ un sentiment de frustration de ne pas maîtriser la situation puis un véritable sentiment de manque (je n’aurai jamais cru que le sport me manquerait un jour !) qui s’est transformé en un manque de légitimité à poster sur les réseaux sociaux, à parler de sport ou à écrire sur le blog alors que je n’étais même pas capable de m’entraîner moi-même. A cela s’ajoutait le fait que j’avais l’impression de ne plus progresser dans mes entraînements, de ne plus me voir évoluer : je suis même allée jusqu’à penser et à dire que je n’avais plus envie de faire sport.

C’est quand j’ai expliqué ça à mon copain et qu’il m’a répondu « quoi ? ne plus avoir envie de faire du sport ? mais toi-même tu disais que c’était ta façon de traverser les moments difficiles ! », que je me suis rendue compte de la pression que je me mettais actuellement. Je pense, d’ailleurs je suis même sûre, que je suis loin d’être la seule à la subir. C’est pourquoi plutôt que de me morfondre et de ruminer parce que je ne peux pas faire ma séance aujourd’hui, j’ai pensé qu’il serait bon d’écrire en espérant que ma réflexion puisse servir à d’autres.

L’instrument réseau social

Tout comme Juliette, je pointe essentiellement du doigt les réseaux sociaux véritablement à double tranchant selon mon point de vue. En effet, ceux-ci peuvent représenter une merveilleuse communauté motivante qui nous tire vers le haut mais il peut s’avérer qu’ils deviennent une véritable source de culpabilité, n’ayons pas peur des mots.

« Nous donnons à voir sur les réseaux sociaux ce que nous voulons bien montrer« 

Ne vous leurrez pas, derrière toutes ces personnes qui s’astreignent à des emplois du temps réglés comme du papier à musique, derrière ces corps que vous estimez parfaits, il n’y a aucun robot (ça se saurait) : ce sont des personnes comme vous et moi ! Malgré le fait que j’essaie de toujours montrer mon côté positif (d’où le titre du blog!) dans mes publications, il m’arrive autant qu’à vous d’avoir des moments de doute, de ne plus croire en moi ou tout simplement d’avoir des problèmes qui font que l’on a besoin d’un écart de temps à autre.

Déculpabiliser et être humain(e)

Assumons cela ! Arrêtons de se laisser bouffer par les images : ces personnes qui postent des photos d’elles à la salle tous les jours ont aussi leur problème et sont autant susceptibles que vous d’avoir besoin de souffler, de sauter un entraînement, de manger un truc gras pour se réconforter… Comme j’ai pu le dire précédemment dans l’article concerné à l’alimentation pendant les fêtes (ici), l’important est d’avoir une base de vie saine et active : cette base vous ne la perdrez pas en 2 semaines voire en un mois. Certes, vous perdrez peut être au niveau de vos performances mais cela reviendra aussi rapidement que ça a pu partir. Le principal est de savoir s’écouter autant physiquement lorsque survient une douleur que moralement lorsque vous êtes épuisé(e)s et que vous avez juste besoin de vous mettre sous votre plaid avec une tablette de chocolat.

Ne nous tuons pas à la tâche, réfléchissons aux choses auxquelles nous tenons réellement : ce corps si parfait qui vous fait tant envie, cette performance en course à bien passent-t-il avant vos études (révisions, partiels) ? avant votre bien-être physique (maladie, blessure) ? avant votre bien-être mental (épuisement, déprime) ? Soyons honnêtes et soyons avant tout en accord avec nous-mêmes : là est l’essentiel. J’utilise la première personne du pluriel car j’ai beau affirmer ces beaux principes sur mon blog, j’ai encore du chemin avant de les intégrer pleinement, chose qui montre que je suis loin de la perfection. Le chemin vers un mode de vie sain dans toutes ses dimensions est ardu et prend du temps. Restons positifs et ne nous dévalorisons pas lorsque l’on fait une sortie de route. La vie est faite de contraintes que nous ne maîtrisons pas toujours !

Se respecter

Distinguons la différence entre ne faire aucun effort et vouloir en faire trop : ne pas respecter son emploi du temps, sa diète ou sa routine sportive ne fait pas de nous une feignasse sans volonté. Au contraire, soyons réfléchi(e)s, c’est une qualité d’apprendre à freiner le jeu pour mieux revenir ensuite : cela montre la pertinence de votre mode de vie et le respect que vous avez pour votre corps. Se forcer n’est jamais bon et peut même entraîner une vraie frustration et une perte d’envie de continuer à suivre notre rythme de vie.

J’avais envie de finir cette article sur cette photo qui, je trouve, résume très bien la situation, n’hésitez pas à l’enregistrer et à vous la rappeler en cas de coup dur 😉 !

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Et vous, quel est votre point de vue sur la question ? Avez-vous subi ces moments de moins bien, de pression ou de culpabilité ? Les réseaux sociaux vous étouffent-ils ? Je suis curieuse de connaître votre opinion à ce propos. On se retrouve bientôt pour un nouvel article plus habituel et aujourd’hui, plus que jamais, prenez soin de vous !

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14 commentaires sur « Fit, healthy mais avant tout humaine ! »

  1. Non mais MERCI quoi. Tout ça, on le sait au fond mais la culpabilité prend toujours le dessus, alors merci, parce que ça fait du bien un petit rappel à l’ordre de ce genre. Je me sens totalement concernée par ce que tu dis en ce moment. Des bisous!

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  2. Salut, 😀 je découvre ton blog grâce à HC et c’est une très belle surprise. J’ai décidé en août de changer complètement mon mode de vie. Je me suis mise au sport 4 à 5 fois par semaines et j’ai beaucoup progressé. Je ne suis pas une fitgirl, mais j’en suis beaucoup sur les réseaux sociaux pour me motiver. Comme toi j’aime beaucoup les réseaux car ils me poussent à donner plus et à ne pas oublier mon objectif. Cependant parfois (en ce moment même), j’ai le moral en berne et je n’arrive plus à me donner au maximum, je me trouve énorme, moche et je n’arrive à rien. J’essaye de me remotiver, mais ce n’est pas toujours simple. Les réseaux sociaux c’est une très bonne chose pour ma part, c’est quand même à double tranchant.
    Je ne sais pas si ce début d’année est difficile pour tout le monde mais je suis dans le même état que toi. Je te souhaite force et courage pour reprendre et je reviendrais suivre tes futurs articles.
    A bientot

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    1. Merci pour ton commentaire et bravo pour ton beau changement de vie ! Dans les moments de coups durs, rappelle toi à quel point ta volonté a été forte pour changer ton mode de vie. Bien sûr que c’est faux que tu n’arrives à rien, sinon tu n’aurais pas réussi cela ! Des bisous !

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  3. Ça fait 3 mois que j’alterne mes horaires de travail avec du jour et de la nuit. Mon corps est épuisé et réclamé beaucoup à manger. Je n’arrive pas à manger aussi bien que je le voudrais, je n’arrive pas à faire mon sport ou ma prepa habituelle mais oui je culpabilise et non seulement je spycotte et me sens mal dans ma peau 😦 bien que je me dis que février tout ça est terminé et que les horaires de nuit sont terminées et je vais pouvoir reprendre ma vie en main. Même avec cette perspective de février chaque jour supplémentaire qui passe avec ce petit laissé aller me ronge 😦

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    1. Oh allé courage Margaux, je comprends totalement ce que tu ressens. Tu es frustrée car l’envie est là mais tu ne peux pas faire ce que tu veux. Rappelle toi que ce sont des circonstances qui te sont extérieures et sur lesquelles tu ne peux pas agir. Sois patiente, février arrive vite. Tout mon courage !

      Aimé par 1 personne

      1. Merci pour tes paroles encourageantes c’est vrai qu’on est humain mais bon quand même on aime pas être dans un tel état de fatigue où on en peut plus!

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  4. Je mets mon insomnie du jour à profit de la lecture de ton blog héhé !

    Concernant mon point de vue, tu connais déjà mon ressenti du moment, et quel « soulagement » de lire ton article ! Je me dis que je ne suis pas seule à traverser une étape de « moins bien » et ton article reprends à la perfection mes ressentis actuels !

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  5. coucou, je découvre ton blog grâce à Maud… Et cet article est génial. C’est carrément difficile de se fixer des objectifs à respecter, pour ma part j’ai vraiment du mal à me motiver pour faire des trucs toute seule, et souvent je procrastine (« ah non, là, je vais pas faire du sport, je ferai ça tout à l’heure »…). Et d’autres fois, j’en fais trop, par exemple une grosse session de surf et le soir même un cours de viet vo dao, après je suis carrément séchée… Tu as complètement raison sur le fait qu’il faut écouter son corps, et que les écarts doivent être permis (en fait, surtout sur la bouffe, j’ai constaté depuis un certain temps que quand on ne culpabilise pas, ces fameux écarts se voient tout de suite moins sur la balance, c’est magique!). Car ils sont aussi un genre de récompense: quand on s’est donné à fond, on a aussi le droit de loquer un peu et de s’accorder du temps pour soi!!! Bon courage alors et reste humaine, parce qu’une société de robots, ça ne sert à rien…

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